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 En territoire ennemi...(?!?)

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Matthew Campbell
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MessageSujet: En territoire ennemi...(?!?)   Dim 18 Fév - 1:50

[Il faut bien se lancer un jour! Razz]

Une semaine... Une semaine que la simple idée de pousser la porte de la librairie de Caitlin MacDonald faisait déserter l'eau de sa bouche. En poussant le petit portail qui donnait accès au cottage, Matthew se blâmait intérieurement. Il avait 34 ans et même remplir ses fiches d'impôts lui faisait moins peur!
Il se souvenait comme il s'était liquifié lorsqu'il avait pris une petite carte de la boutique pour le numéro de téléphone. Il avait pu lire:


"Deidre's Library par Caitlin MacDonald
Ouvrages français et internationaux, depuis 2001"


Gloups! Voilà qu'il avait l'impression de revenir à ses 17 ans de nouveau lorsqu'il faisait semblant de lire un bouquin à la bibliothèque du lycée alors qu'elle y était, le seul moyen qu'il avait trouvé _à peu près discret_ pour pouvoir la contempler à son aise, tout éperdu qu'il était... Cette pensée fit retrousser un peu le coin de sa bouche en un sourire mélancolique.
Malgré tout il n'aimait pas tant se souvenir de ces années là car c'était pour lui des années de souffrance. Il se sentait triste même s'il riait, seul même dans une pièce pleine de monde, à la maison c'était conflits sur conflits...
Le pire du pire, pour couronner le tout, fut le bal de à la fin de sa dernière année. Il aurait aimé l'inviter bien sûr, mais si son père l'avait su _et il l'aurait sû d'une manière ou d'une autre_ ç'aurait été plus qu'il n'aurait jamais pu en supporter! La fille de ce salaud de MacDonald?! Il aurait non seulement pris la raclée de sa vie, mais en plus il en était certain, son père lui aurait tourné le dos. Passe qu'il joue les adolescents rebelles, mais il y avait des limites qu'on ne saurait jamais dépasser chez les Campbell! Matthew avait peut-être pour la seule fois de sa vie, véritablement craint le courroux paternel, et il avait abandonné tout espoir. On ne peut guère mesurer l'ampleur d'une telle désillusion à cet âge où, normalement, tout est possible. En fin de compte, il s'était retrouvé au bras de la magnifique, quoique sotte comme un panier, Annabelle Shorter qui ne rêvait que de le séduire et de lui mettre assez le grappin dessus pour entrer dans l'illustre famille Campbell... Bref, il s'était dégoûté lui-même!
Après tout ça, tous ces soupirs, il avait finalement trouvé le bonheur et la paix avec lui-même lorsqu'il avait laissé tout ça derrière lui. Caitlin n'était plus devenue qu'un fantôme, un souvenir vague, il n'avait jamais pu oublier totalement ce visage qui l'avait tant fait rêver, ces lèvres qu'il avait tant brûlé d'embrasser, pourtant au fil du temps, tout était devenu bien flou et lointain et la saveur s'était perdue...


Les clochettes qui tintèrent en une joyeuse mélodie le tirèrent de ses vieux souvenirs. Voilà qu'il avait passé la porte sans presque s'en rendre compte! Matthew retint son souffle un instant tandis qu'il jeta un regard presque inquiet à la ronde, personne en vue pour le moment, ouf! Il n'était pas pressé et se contenta pour le moment pour s'imprégner de l'atmosphère du lieu. Dans la salle il régnait un silence de cathédrale mais pourtant, de l'arrière salle, il crut reconnaître une chanson française qu'il avait déjà entendu quelque part car il se prit à en fredonner la mélodie. Ce faisant, il fut immédiatement attiré par le rayon "Art" de la librairie où il avait pu appercevoir un livre traitant de masques africains. L'Afrique, il y avait passé un an complet, c'était sa seconde terre, et tout ce qui avait attrait de près ou de loin à cette terre le touchait au plus profond de son être. Il la parcourait de nouveau au gré des pages du livre qui défilaient devant ses yeux. Il en aurait presque oublié le pourquoi de sa présence ici...

[Si des détails te dérangent, dis le moi, je modifierais volontiers! Wink]

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Caitlin Macdonald

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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Sam 24 Fév - 19:26

[Non non, pas du tout ! Je me suis permis de les reprendre aussi Wink ]


Mais oui, Corny ! Attends attends… quand as-tu dis ? Deux secondes, je regarde sur mon agenda… quel jour ? Le 14 ? Alors, 14… Ah non désolée, c’est la journée où je pars en rando avec Samuel, c’était prévu depuis assez longtemps, tu comprends… oui, on n’a qu’à remettre ça ! Que dis-tu du 17 ? Pas possible ? Ah, d’accord… bon le lendemain, alors ? Ah non, attends ! Je ne peux pas, j’ai une réception pour le compte de ma mère… oui, barbant, vraiment, j’avoue que je n’ai pas très envie d’y aller… bon eh bien d’accord, vas pour le 12 ! Et sinon, comment va Charly ?

Le mobile fit entendre sa petite mélodie et Caitlin jeta un rapide coup d’œil à la porte, mais ne put voir le nouvel arrivant à travers le voile épais et sombre qui masquait l’entrée de la réserve. Etaient entassés dans la pièce des tas de cartons bourrés de livres qui attendaient patiemment d’être rangés dans les rayons. L’ampoule grésilla et la lumière clignota, et Caitlin leva les yeux au plafond avec un air exaspéré. Corny lui avait passé Charly, et celui-ci monopolisait la conversation en lui racontait les détails sordides de la rénovation de leur maison dans le Sussex par son beau-père, les extravagances de son insupportable belle-mère et les problèmes de santé de leur caniche de concours… Passionnant, vraiment ! Pourtant, Caitlin aimait beaucoup Charly et Cornelia Meyer. Ils avaient été inséparables pendant toute leur enfance et leur adolescence, et ne perdaient pas contact malgré la distance qui les séparait.

La jeune femme écarta doucement le rideau et inspecta furtivement sa boutique. La jeune femme aperçut un homme assez grand, brun et à la silhouette vaguement familière. Puis elle vit son visage, et son cœur rata un battement. Elle déglutit difficilement, ahurie.


Allo, Cait’ ? Cait’ ?! Tout va bien ? demanda la voix inquiète de Cornelia à l'autre bout du fil.

Euh ouais… je vais te laisser Corny, j’ai un client, euh, important ! Ca m’a fait plaisir de vous parler, bye ! répondit Caitlin avec précipitation.

La Macdonald raccrocha brutalement le téléphone et poussa un profond soupir. Matthew Campbell, dans sa librairie ! On aura tout vu… Maintenant, depuis que sa nièce Sophia était entrée dans sa boutique, elle s’attendait à ce que toute la petite tribu défilât ici ! Enfin, s’il était aussi sympathique que la jeune fille, il n’y aurait aucun problème. D’ailleurs, avait-elle réellement envie de le chasser d’ici et de chercher des embrouilles ? A vrai dire, non.

Caitlin se sentait redevenir une adolescente, la surprenante petite lycéenne qui faisait la fierté de papa Colin et maman Rose et qui collectionnait les petits copains. Elle aurait peut-être bien voulu « fréquenter » Matthew, qui n’avait qu’un an de plus qu’elle, mais son nom lui ôtait l’envie de l’approcher. A cette époque, on l’assommait de recommandations en tous genres : « pas de Campbell chez nous ! » ou bien « Campbell à la maison, pension ! ». Petites devises que trouvaient drôles ses parents, mais qui cachaient une menace qui était à prendre avec sérieux. Qu’elle flirte avec un Campbell, et c’était l’école privée à Edimbourg ! Alors bien sage et obéissante, Caitlin avait respecté leurs ordres.

Elle avait toutefois surpris le regard de Matthew, et s’était persuadée qu’il n’y avait dans ses yeux que de la raillerie, du mépris. C’était plus facile de le détester ainsi. Malgré les commérages de ses amies qui lui rabattaient les oreilles qu’il était –comme par hasard – toujours dans les parages quand elle allait quelque part et que cela cachait quelque chose de louche, Caitlin n’avait jamais vraiment prêté attention à leurs rumeurs idiotes. C’était ridicule : si Matthew était un rebelle, il n’en était pas moins intelligent ! Et sortir avec une fille de l’ancestral clan ennemi était tout sauf sensé.

Curieusement, elle se souvint avoir été assez arrogante envers sa cavalière de bal, sans qu’elle sût pourquoi ! Enfin quoi, il était vrai que cette fille qui bavait littéralement devant le nom des Campbell et Matthew – qui était drôlement séduisant et attirait les filles comme la confiture attire les guêpes – était sacrément idiote ! Caitlin ne l’avait pas raté et s’était répandue en moqueries, contraignant la bimbo à serrer les dents et à soigner son ego blessé. Une vraie peste, Caitlin ? Oh, rien qu’un peu… C’était une innocente jeune fille, à part ça, et (presque) tout le monde s’accordait à le dire.

L’observée à la bibliothèque du lycée devenait l’observatrice. La jeune femme savait qu’elle devrait se montrer à un moment à un autre, mais sortir de sa cachette lui donnait des sueurs froides. Elle tremblait et avait la chair de poule. Le trouble qu’elle ressentait pour cet homme l’agaçait sérieusement, et elle prit quelques secondes pour se ressaisir. Puis elle écarta le voile et s’installa sur le tabouret de son comptoir, et entreprit de s’intéresser avec beaucoup d’attention aux nouveaux catalogues de ses fournisseurs. Ses boucles brunes lui tombaient dans les yeux. L’air de rien, comme si elle n’avait pas vu Matthew plongé dans un livre sur l’art africain, Caitlin saisit une pince dorée sur son bureau et se coiffa. Pas une seule fois elle n’osa lever les yeux vers le fond de sa boutique. Elle attendrait qu’il fasse le premier pas.


Dernière édition par le Dim 25 Fév - 20:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Dim 25 Fév - 2:50

[J'aime bien les petits proverbes! lol! C'est drôlement bien trouvé! Razz]

Matthew était absorbé par ce qu'il voyait c’était certain, mais il ne fallait pas croire qu’il n’avait pas entendu les pas discrets un peu plus loin dans son dos, ni le mouvement de ce qui semblait être des livres ou enfin de gros documents… Oui, mais voilà, il préférait se laisser un petit moment avant de se retourner et de lui faire face. Car cela ne pouvait être qu’elle bien entendu. Cette pensée ne faisait qu’augmenter la moiteur de ses mains, mais il n’aurait pourtant pas souhaité que ce fut quelqu’un d’autre. Il y aurait eu fort à parier qu’il en aurait été déçu, involontairement certes, mais déçu… Il prit tout de même quelques secondes pour se rendre compte du ridicule dans lequel il se complaisait :

*Campbell, si on te voyait ! Youhouh ! C’est fini les âges romanesques ! Elle ne va pas te rire au nez parce que tu l’approches, grand dadais ! T’es adulte oui, ou…..*

Il faillit se mettre à rire de sa propre stupidité pour tout dire, parce qu’il en tenait une couche ! En même temps, il se trouvait bien des excuses : c’est vrai que c’était étrange de se retrouver dans la même pièce que celle qu’il avait tant aimé, qui avait hanté ses jours et ses nuits et qui même encore le troublait d’une façon bien peu convenable… La différence entre avant et maintenant, c’était qu’il ne l’aimait plus et que plus rien n’expliquait son attitude. Vieux réflexes ?! Mouais, nulle comme excuse, zéro, suivant…
Il se trouvait agacé de cette palpitation qui affolait son cœur, car de tous ceux que Caitlin avait pu traîner derrière elle dans la vallée, celui de Matthew Campbell avait sans doute été le plus long à se briser. De l’eau avait coulé sous les ponts et du sang dans ses veines, du bonheur et du malheur sans limites dans sa vie, mais un premier amour, même si on veut l’oublier de toute son âme, même si on est certain d’y être parvenu, qu’on le veuille ou non, il a ce quelque chose que rien n’efface jamais et qui touche pareillement le cœur à chaque fois.


Matthew prit une inspiration pour s’emplir de courage et se tourna légèrement de profil, son livre toujours à la main. C’était bien Caitlin MacDonald, il n’y avait plus de doute ! Oh oui c’était elle, ses jolies boucles brunes ramassées négligemment, l’air un peu ailleurs, elle avait cette beauté sauvage que pouvait lui envier toutes les filles de Glencoe. Quoique comme à sa première venue, Campbell, remarqua que son visage n’était plus si lumineux que dans ses souvenirs, il faut dire qu’au point où il en était le pauvre à l’époque il aurait pu lui voir pousser des ailes blanches dans le dos ! L’avait-elle vu ? Très certainement oui, elle n’avait pas choisi de venir vers lui, sans doute par politesse, du moins l’espérait-il…
Dans la vallée, un Campbell était en droit de se poser la question de si, oui ou non, c’était son nom que l’on calculait en premier ou bien sa propre personne. C’était pesant et cela lui semblait à des années-lumière de sa vie anonyme dans la capitale, mais hélas ! cela ne le surprenait pas … Peut-être parce que la moitié de sa vie ça avait été ça, et c’était encore plus compréhensible venant de la part d’une MacDonald. Peut-être aussi tout simplement qu’il se faisait trop d’idées… Enfin, dans les rapports MacDonald/Campbell, on ne se faisait jamais trop d’idées!
L’homme esquissa un pas en direction du comptoir et tandis qu’il marchait il lui semblait que le parquet sous ses pas grinçait bien trop fort. Il se trouvait pris comme une biche dans les phares d’une voiture. C’était trop tard pour faire machine arrière. Tant pis, alea jacta est ! Il se risqua :


-Bonjour… Excusez moi de vous dérangez, mais je… J’ais commandé un livre au nom de Matthew Campbell _besoin de préciser ! :roll : des fois qu’elle ne remettrait pas la tête sur le nom ! Razz_ la semaine dernière, et… enfin… j’aurais aimé savoir s’il était arrivé…

Pas très assurée la voix, ça faisait gamin de 6ème qui demande un renseignement à sa professeur… Pour rattraper le coup, il tenta tout de même un léger sourire, avenant d’accord, mais béat non ! Bizarrement, cela lui importait de paraître bien aux yeux de Caitlin, il aurait donné père et mère _surtout père d’ailleurs…_ il fut un temps pour l’approcher, lui parler et lui sourire sans passer pour un crétin, maintenant que c’était le cas, il ne fallait pas se rater… Se rater de ? C’était l’ado de 17 ans qui le demandait à l’homme de 34…

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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Mer 28 Fév - 14:14

[Ah euh merki Very Happy ... ouh là... on se demande ce qui me passe par la tête, quelquefois ^^]


Au fur et à mesure que le Campbell se rapprochait de son comptoir, Caitlin sentait son cœur palpiter follement dans sa poitrine et ce de plus en plus rapidement. Ses jolies mains manucurées étaient moites, et elle avait chaud, vraiment trop chaud. Pourtant, la jeune femme n’avait sur le dos qu’une chemise blanche et un petit débardeur noir… sans parler de son éternel jean délavé et qu’elle portait depuis ses seize ans. Bon alors… le chauffage peut-être ? Il ne faisait guère chaud à Glencoe – et comme partout en Ecosse, d’ailleurs – et on était en février : quoi de plus normal ? Et le vent qui balayait la vallée n’arrangeait rien. Oui, c’était cela : en arrivant, elle avait dû constater qu’il faisait un froid de canard dans la librairie et elle avait mis le chauffage à fond. Et pourtant, les radiateurs étaient froids. Oh, si en plus elle était trahie par son propre corps ! Les pommettes de Caitlin rosirent de plus belle.

* Zut zut zut… un gros livre pour me cacher immédiatement ! *

Trop tard ! Il était là, devant elle à présent. Elle ne changea pas de position et se contenta de le saluer d’un bref hochement de la tête. Que faire ? Que dire ? Caitlin n’en avait pas la moindre idée, et c’était la panique totale dans son esprit encore embrumé par sa conversation soporifique avec Charly et Corny. Heureusement pour elle, il ne tarda pas à prendre la parole. Mais trop occupée à se contrôler elle-même à défaut de la situation, la jeune femme ne perçut même pas le ton un peu hésitant de l’homme qui se tenait devant elle et la troublait diablement. Il avait cru bon de rappeler son nom, et elle pensa avec une pointe d’amusement que les sosies de Matthew Campbell ne courraient pas les rues dans la vallée de Glencoe. Ah pour ça non, il n’y en avait qu’un seul sur terre, et l’unique était là, sous ses yeux !


[L’ange et le démon de Caitlin : Premier round]


Démon : O Destin, tu m’en as fais voir des vertes et des pas mûres, mais celle-là restera la meilleure ! Alléluiaaa !
Ange : Bon allez Cait’, cesse de penser aussi stupidement…
Démon: Comme si on pouvait contrôler ses pensées…
Ange : … donne-lui sa fichue commande et qu’il parte illico presto !
Démon : Tu penses à lui depuis ton retour à Carnoch…
Ange : Normal, les Campbell sont voisins des Macdonald.
Démon : … et tu sembles beaucoup apprécier sa présence… Profites-en ! Non ?
Ange : Non ! On ne pactise pas avec l’ennemi !
Démon : Oh toi, avale donc ton auréole et si tu pouvais t’étouffer avec !...
Ange, qui se jette sur Démon : Viens que je te torde les cornes, diablotin de pacotille !

Mode céleste désactivé. Caitlin choisit qu’il était mieux de laisser ses démons et angelots débattre (et se battre) du sujet polémique « Matthew Campbell » et pensa qu’il était mieux de trouver sa commande – dont elle n’avait d’ailleurs aucun souvenir – et d’agir comme s’il s’agissait d’un client comme les autres. En temps normal, la jeune femme accueillait sa clientèle à grand coup de sourires affables et la conseillait avec sérieux mais sans se départir de son attitude gracieuse. A cet instant, en présent de cet homme, ce n’était guère possible : Caitlin avait déjà du mal à le regarder en face, alors quant à lui décocher de grands sourires amènes… elle ne s’en sentait pas vraiment capable. Il se pouvait qu’auparavant la jeune femme eût été légèrement attirée par Matthew. Légèrement ! Un simple objet de curiosité de par son nom. Et ça s’arrêtait là ! Tandis qu’à présent, le Campbell exerçait une véritable fascination sur la cadette Macdonald. Cela n’était pas arrivé à la jolie écossaise depuis son histoire d’amour avec son fiancé français, et qui s’était éteint brusquement il y a cinq ans. Caitlin s’était persuadée qu’aucun autre homme ne l’intéresserait jamais après lui – quoi que ce ne serait pas vraiment le verbe approprié -, et elle devait avouer maintenant qu’elle s’était carrément trompée.

Mmmh je… vais… vérifie ça tout de suite, un instant je… vous prie.

Ah mais non, ça n’allait pas du tout ! Caitlin avait osé lever son regard d’une couleur étrange, qui hésitait entre le gris et le vert, puis avait esquissé un petit sourire. Mais la voix n’avait pas suivi. Elle feuilleta ses registres de commandes avec rapidité, posant quelquefois un doigt sur un nom… Turner, MacGray, Walter, Dashwood, Campbell… Campbell ! La jeune femme lui lança un regard furtif et s’empara du cahier pour disparaître prestement dans sa réserve pour en ressortir quelques secondes plus tard avec un livre enveloppé de papier kraft, plus vive que l’éclair. Sans dire un mot, la libraire agitée (et ce aussi bien physiquement que mentalement) sa baissa et attrapa un livre de poche dont la couverture colorée montrait un paysage d’Egypte. Elle l’avait mis de côté dans un tiroir de son comptoir pour la sympathique jeune fille qui n’avait pas prêté attention à leurs noms et avait osé entrer dans la librairie d’une Macdonald. Silencieuse, elle l’enveloppa également de papier et écrivit de sa fine écriture, belle à regarder mais illisible « à Sophia Campbell ». Puis Caitlin tendit le tout à Matthew tout en souriant gracieusement.

Voilà… euh… si vous pouviez remettre ceci à votre nièce, ce serait fort aimable à vous. Dites-lui que je lui donne, qu’elle n’aura rien à payer. Pour votre commande, ça fera 13.50 £.

Quelle logique, vraiment ! Maintenant, c’était fini, les bêtises ! Elle parvenait à sourire sans passer pour une idiote, restait maintenant à réussir à lui parler correctement.
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Matthew Campbell
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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Dim 11 Mar - 17:55

[Dsl pour le retard! Wink Il me fallait reprendre mes marques! Razz]

Tout le temps qui s'était écoulé entre sa prise de parole et la réponse de la jolie Caitlin, Matthew avait sans s'en rendre compte retenu sa respiration. Dieu du Ciel leurs yeux s'étaient croisés! A vrai dire c'était même la première fois qu'il les voyait de si près... Et une pensée fugace traversa son esprit embrumé: il se sentait comme happé par ces iris qui ressemblaient à la vallée sous un ciel bas d'orage, et s'il se baissait un petit plus pour mieux les voir? Un battement de cil de Caitlin ferma le rideau sur ses deux prunelles et sur cette idée complétement saugrenue!

L'apnée commençait à se faire sérieusement lourde lorsque fort heureusement Miss MacDonald détourna son attention de lui vers l'arrière-salle. Là, il ne put s'empêcher de l'accompagner du regard et même s'était surpris à se mettre sur la pointe des pieds pour mieux voir...
Mais quelle était donc cette fascination que la jeune femme savait faire naître en lui? Matthew n'était certainement pas du genre à se retourner sur une fille dans la rue, ni à guetter comme un prédateur tout jupon qui bouge, oui mais avec Caitlin MacDonald tout ce qui ressemblait à du rationnel lui échappait.
Par exemple à cet instant précis, il refusait d'admettre qu'elle lui plaisait comme un femme peut plaire à un homme. NooOOoon! Pour lui elle lui plaisait comme une MacDonald pouvait plaire à un Campbell, comme l'adolescente d'autrefois avait pu plaire à l'adolescent!
D'une manière générale, Matthew imaginait très peu de choses concernant les femmes. Sa vie sentimentale depuis 8 ans n'était pas demeurée déserte, encore que... Pouvait-on vraiment considérer ces échecs amers comme une vie sentimentale? Des échecs qu'il avait volontairement provoqués en plus, lorsque la dame commençait à se faire trop "présente" et à parler avenir... Sa seule relation à long terme c'était sa fille, les autres... il fallait bien qu'elles l'acceptent et il ne leur laissait pas beaucoup le choix, souvent sans beaucoup plus d'explications, au bout de quelques rendez-vous, pourtant pas sans tristesse, ni remords...
Dans le domaine de la cadette MacDonald, comm s'il se situait dans une dimension totalement indépendante du monde réel où il avait encore une volonté, il était obligé de se faire violence pour se reprendre et ne pas se laisser aller à rester planté comme un bienheureux et à sourire bêtement.

D'ailleurs lorsque le libraire revint, il avait posé le livre qu'il consultait encore quelques minutes auparavant et s'était touné vers l'entrée, les mains enfonçées dans ses poches de jean. Là! Au piquet Matthew Campbell! Ca t'apprendra à observer les jeunes femmes!
Lorsqu'il reporta son attention sur la réapparition, elle lui parut légéremment nerveuse mais le gratifia dans un second temps d'un sourire avenant ce qui eut pour effet de faire redescendre un peu le baromètre qui menaçait de faire exploser la veine de son cou à chaque instant. Quand il l'avait abordé tout à l'heure, il avait senti un peu de fraîcheur, du moins de la distance, dans le ton de la jeune femme et ça n'avait pas aidé à le rendre lui-même décontract'! A présent, il n'hésita plus et sa voix s'en ressenti: plus d'hésitation, plus d'enrouements, la nonchalence quoi! Cool lol!
Il désigna l'ouvrage des masques africains tout en sortant son carnet de chèques:


-J'aimerais prendre celui-là aussi s'il vous plaît...

Puis il prit un instant pour observer le paquet pour sa nièce, le nom dessus lui semblait plus que vague mais il pouvait nettement deviner un S majuscule, il sourit discrètement:

-Sophia c'est cela? Elle a dû trouver son bonheur ici! Merci pour elle...

Non les Campbell n'était pas tous des rustaux sans éducation, ni politesse, en tout cas du côté maternel, et c'était bien ce pour quoi Matthew s'était démené depuis tant d'années. Enfin, cela restait à la libre appréciation des interlocuteurs en face: si on est MacDonald, on voit un Campbell comme on veut bien le voir, il y a des choses qui ne peuvent changer... Il adopta un ton plus neutre tandis qu'il tâtait ses poches et que ses yeux parcouraient le comptoir avec intérêt:

-Je peux vous emprunter un stylo?

Oh ce n'était pas les grands discours, et de toute façon tant mieux il était très mauvais pour les discours, mais au moins ça ressemblait à une relation d'adultes à adultes!

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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Mer 18 Juil - 15:22

{ pale J'ai vraiment décidé, cette fois-ci, de revenir, même si je risque d'être pas mal absente. Je vais tout de même tenter de vous aider à relancer HL !}



Mon Dieu mon Dieu…

Caitlin se sentait étrangement engourdie, et ce aussi bien physiquement que mentalement. Les pieds ne répondaient plus, les jambes non plus, les mains tremblaient comme une personne âgée atteinte d’une tremblote incurable, la langue, presque aussi lourde que du plomb, était bloquée dans sa bouche sèche. La jeune femme essaya de reprendre les commandes de son corps et de son esprit, qui vagabondait comme un cabri dans un décor digne des Bisounours – l’odeur sucrée des barbes à papa, l’arc-en-ciel dans le ciel azur, et un chant, une musique… ôôô tableau idyllique et divin -, avec, sur un espèce de divan de style romain sorti de on ne sait où, un Matthew dans le plus simple appareil en train de gober une grappe de raisin… Interloquée par ses pensées infâmes, la silencieuse Caitlin ne put s’empêcher de piquer un fard terrible, et s’appliqua avec trop de méticulosité à arranger la pile des livres à placer dans les rayons qui était dérangée de quelques millimètres. Avec l’atroce certitude qu’il allait la prendre pour une demeurée obsédée par le rangement et l’ordre, elle jeta sur le Campbell – oh, bel écossais, rêve de ses nuits… - un regard furtif, puis résolut de rester tranquille sur son tabouret.

Du moins, jusqu’à ce que Matthew lui montre un autre livre. Caitlin sauta de son tabouret, peut-être un peu trop vite pour que ce fût vraiment naturel, et elle n’eut qu’à le regarder furtivement pour en annoncer le prix.


Seize livres, dans ce cas.

C’était ça de passer presque tout son temps libre dans sa librairie, quitte à négliger totalement sa vie sociale… La jeune femme pouvait se faufiler entre les rayonnages et y dénicher un libre quelconque les yeux fermés. Mais ce curieux acharnement au travail n’était pas tant pour gagner de l’argent et arrondir les fins de mois : chacun savait que les Macdonald – tout comme les Campbell – étaient loin, très loin, d’être pauvres. Non, c’était pour Caitlin un moyen des plus simples de s’occuper un peu, de mettre en pratique ses années d’étude et surtout, de garder un contact, même infime et superficiel, avec son deuxième pays, la France. Et puis, c’était bien commode de gagner sa vie soi-même, de contribuer également au budget du manoir familial, de s’acheter des choses à soi… D’autant plus que remuante comme l’était, Caitlin n’aurait certes pas supporté longtemps de demeurer 24 sur 24, 7 jours sur 7, sous le toit de papa Colin et maman Rose, avec frangins Robert et Hugh, qui comptait fleurette à la bonne irlandaise, belle-frangines Margaret et Gillian, Ranald le Roméo qui désespère de sortir un jour avec sa Campbell de Juliette, le neveu Liam qu’elle ne supportait pas, et la jolie et gentille Meleri. Avait-elle bien résumé la situation ? Avec un petit soupir qu’elle étouffât un peu pour ne pas que son fabuleux client ne s’en aperçoive, elle s’affaira à empaqueter le livre de masques africains, tout en y mettant un soin extrême qui montrait son amour des livres.

Lorsqu’il demanda s’il s’agissait de Sophia, Caitlin hocha doucement la tête, et décolla difficilement sa langue de son palais.


Oui, c’est cela. Vous n’avez pas besoin de me remercier, c’est tout naturel.

J’ai fait mon travail, gnagnagna… La jeune femme, qui n’avait même pas daigné lever les yeux vers Matthew en lui parlant, le fixa tandis qu’il balayait son comptoir du regard, comme à la recherche de quelque chose. Une vague d’admiration la submergea, sans qu’elle pût en deviner vraiment l’origine et la teneur. Hey ! C’était un bel homme, et il avait un charme !... La flûte criarde, les nuages roses et les cupidons revinrent au galop, et Caitlin dut fournir un effort surhumain pour s’arracher à sa discrète contemplation… Trop tard ! Prise la main dans le sac ! Ou plutôt, les yeux… Un sourire spontané lui vint soudainement, et la jeune femme eut un peu de mal à se décrisper.

Euh… oui… Tout de suite.

La jolie Caitlin marqua un temps d’arrêt plus longtemps que prévu avant de partir à la recherche d’un stylo. Elle ouvrit un tiroir qui débordait d’agrafeuses, de règles, de feuilles et de tous les objets les plus incongrus possibles : sachets à thé, cure-dents, tickets de métros – allez trouver un métro à Glencoe ! Sa main, fière et courageuse exploratrice, tâta le fond du tiroir, et quelque chose de doux, très doux comme une plume, la fit la ressortir instinctivement. Mais qu’est-ce qui rôdait là-dedans ? Caitlin émergea deux secondes de sa dangereuse expédition et rassembla tout son courage dans une dernière offensive : elle en tira un crayon surmonté d’une grosse touffe ignoble qui lui arracha un sourire dégoûté et amusé à la fois. Ce truc immonde et d’un affreux rose fuschia lui avait été offert par Cornelia, et elle se souvint avec une folle envie de rire la fois où elle lui avait offert cette chose horrible. La jeune femme songea qu’elle risquait sans doute de mourir de honte – et de rire ! – si elle confiait le monstrueux stylo de lolita qu’aurait adoré une gamine de douze ans – mais pas de trente-trois ! – à son client, qui était le plus sérieux du monde. Du moins, c’était ce qu’elle pensait : elle n’avait pas le pouvoir de sonder ses pensées, malheureusement, et on pouvait dire que les quelques signes qui auraient pu trahir une quelconque attirance de la part de Matthew étaient loin de passer à travers les œillères de Caitlin. Enfin, elle dénicha sous la pile de courrier un stylo bic qu’elle lui remît d’une main à peine tremblante, les pommettes légèrement rouges.


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Matthew Campbell
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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Dim 22 Juil - 17:21

[Ciel! Miss MacDonald?!?! affraid LOL! Pas de problèmes, on reprend au rythme que tu veux! Wink]

Si c'est pas malheureux de voir deux grands enfants la trentaine passée qui s'appréhendent comme des enfants de treize ans... Matthew se trouvait mal à l'aise face à la froideur apparente dont faisait preuve la jolie MacDonald à son égard et voilà qu'elle venait de le gratifier d'un sourire! Oh c'était plutôt discret, timide, c'en était à peine un d'ailleurs, plutôt un "retroussement de lèvres" mais qu'importe. Cela lui avait donné l'occasion de retrouver après une bonne grosse décennie, les deux petites fossettes qui creusaient ses joues quand elle était gaie. Deux petites fossettes qui ne lui avait jamais, jusque là, été adressée et qu'il n'avait pu contempler à lui tout seul. Il se prit alors à songer que c'était son trésor à lui tout seul ce sourire et ces fossettes et qu'il pourrait les contempler de nouveau à loisir dans sa mémoire...
Mais qu'est ce que? Non mais ça va plus, vraiment! Complétement allumé le bonhomme! Campbell baissa la tête alors que Caitlin partait à la recherche du stylo demandé et il piqua un fard comme une adolescente effarouchée. Pathétique, vraiment. Pathétique mais quand même heureux du cadeau.

Ses yeux accrochèrent une touffe de poil fuschia et s'ouvrir tout grand. Il faillit rire lorsqu'il vit l'erzatz d'authentique Muppet entre les deux de la libraire qui ne savait qu'en faire et faillit plus encore rire en voyant dans quelle gêne cela la plongeait. Finalement, Caitlin lui tendit un bic tout ce qu'il y avait de plus sobre, renvoyant le plumeau aux oubliettes. Matthew trouva à plaisanter:


-Je préfère l'autre si vous n'y voyez pas d'inconvénients... Ca rendrait les choses bien moins tristes de voir partir son compte en banque si tous les stylos étaient comme cela!

Il attendit d'avoir l'objet _qui aurait pû être le préféré de sa fille_ entre les doigts pour remplir son chèque de son écriture aussi lisible que celle d'un médecin, ou de Caitlin! Razz L'image du cadet Campbell à la moumoute rose dansant sous son nez au fil des lettres et des chiffres devait valoir le coup d'oeil!
En finissant il glissa le tout devant lui sur le comptoir à l'attention de Caitlin, puis ses livres sous le bras resta là un court instant à dévisager timidement la fille MacDonald. Il serait bien resté là encore un moment... A quoi faire? Aucune idée. Il aurait voulu lui parler, sans pourtant savoir quoi lui dire, mais rien ne pouvait sortir. Il ne pensait plus à rien.

Une étrange pensée envahit alors Matthew à ce moment là. Il lui semblait qu'en ayant franchir le pas de cette porte il était revenu dans le temps ou bien qu'il l'avait arrêté. Il lui semblait que les 15 années qui venaient de s'écouler n'avait jamais existé, que rien n'avait changé, qu'il avait tout oublié. Qu'il l'avait oublié.
Etrange sentiment oui, qui devint une bouffée de culpabilité. Comment avait-il pu...? Il n'avait pas le droit.

Campbell tourna les talons de façon aussi subite que vive. Il souffla un "Merci. Au revoir" à peine audible et quitta des yeux Caitlin pour se diriger vers la sortie. Les carillons chantèrent de nouveau lorsqu'il tira la porte à lui et la franchit vite. Bien trop vite pour que cela ressemble à une sortie, à une fuite plutôt.
Il enfourcha sa moto, sans même penser à remettre son casque et prit la tangente sans attendre.

Sur le comptoir, abandonné dans la débâcle, son carnet de chèque toujours ouvert.


[Une nouvelle excuse pour revoir Caitlin MacDonald? Quel heureux hasard!Razz]

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MessageSujet: Re: En territoire ennemi...(?!?)   Lun 27 Aoû - 15:48

Mais… Mais !... Mais en plus, il se moquait d’elle !!

Sa susceptibilité piquée au vif, Caitlin fut tout d'abord terriblement vexée à la fois par l'amusement flagrant de ce cher Mister Campbell, mais aussi par son incroyable don pour se rendre ridicule devant une personne qui lui était étrangement cher par elle-ne-savait-quel-prodige. Aah, l'Amouuur... Tsss, comme si elle était encore en âge de « courir les galants », comme le disait si bien Grand-Mère Macdonald, avec un petit air malicieux et égrillard qui avait le chic pour faire enrager systématiquement la jeune femme.


Comment ?! Moi ?! A trente-trois ans ? Oooh, désolée, Mamie, mais à cet âge vénérable, on est déjà passée d'usage, les hommes ne nous regardent plus...

Ce qui était strictement faux, mais Caitlin refusait de l'admettre ; il y avait voilà bien longtemps qu'elle s'était murée dans une espèce d'abstinence des hommes – et des femmes, non mais oh ! -, et qu'elle refusait toute relation dépassant le stade amical avec un membre de la gente masculine. Quoi que... Sa résolution avait toutefois quand même flanché plusieurs fois ; onze ans à vivre comme une nonne, cela avait de quoi vous remuer sacrément l'esprit et le corps. Et puis Caitlin n'était malheureusement pas surhumaine, et la tentation, bien que dépourvue de tous sentiments amoureux, avait été la plus forte. Elle eradiquait cependant sans cesse l'envie naissante de faire table rase du passé, et pourquoi pas de songer plus sérieusement à rencontrer un nouvel homme, et peut-être de fonder une famille. Néanmoins, après onze ans de solitude brièvement entrecoupée de rares aventures d'un soir d'où elle ressortait morose et davantage frustrée par des relations qu'elle qualifiait d'animales, la jeune femme ne se sentait guère le courage de changer quoi que ce fût dans sa petite vie tranquille. A moins que, bien entendu, quelque chose ou quelqu'un ébranle suffisamment son existence et elle-même pour qu'elle y réfléchisse vraiment...

Les lèvres pincées et légèrement crispée, Caitlin tendit finalement à ce gros malin de Matthew La Chose et le triste Bic tinta dans une grosse choppe de bière qui servait de pot à crayon, et où étaient inscrites comme un affront en élégantes lettres rouges « Clan Macdonald ». Les paroles de son interlocuteur firent se détendre Caitlin, qui luttait à présent pour ne pas laisser s'échapper le rire qui lui montait dans la gorge. Et en plus, il avait le sens de l'humour... Finalement, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire, un rire presque complice qu'elle s'empressât de chasser. Non mais, avait-elle oublié qu'elle avait en face d'elle un Campbell ? Oh, ce n'était pas qu'elle vouait une haine farouche pour le clan ennemi depuis des générations, cette haine dont sa petite tribu ne cessait de lui rabattre les oreilles et qu'elle n'éprouvait pas forcément... Enfin, c'était monstrueusement compliqué, et la jeune femme n'avait guère envie d'y penser.

Après avoir observé avec un sourire croissant la touffe rose qui s'agitait de façon comique pendant qu'il écrivait, elle encaissa le chèque sans même en vérifier le montant. Avec des gestes rendus lents par la nervosité, Caitlin remit de nouveau en place le désordre inexistant de son bureau, attendant avec des sentiments mêlés qu'il s'en aille. Mais elle devina à l'ombre sur son comptoir qu'il était toujours là, et qu'il ne bougeait pas... Mais que faisait-il encore planté devant elle ? Elle leva lentement ses grands yeux gris, et ils se plantèrent timidement dans ceux de Matthew Campbell. Et – ô miracle ! -, Caitlin eut assez de cran pour lui sourire franchement, comme si elle le défiait de dire ou de faire quoi que ce fût. Une légère rougeur colora délicatement ses pommettes diaphanes, et elle inclina imperceptiblement la tête d'un petit mouvement gracieux, comme pour le sommer de rompre ce moment étrange et confus, et dont le silence devenait oppressant. Elle ne songea plus aux mises en gardes de ses parents contre les Campbell, qui étaient à présent si lointaines, si lointaines... Elle appréciait de toute son âme cet instant ambigü qui lui donnait envie de s'enfuir à toutes jambes, et qui lui interdisait mystérieusement de parler et d'esquisser un mouvement de fuite.

Finalement, il eut l'air d'avoir été foudroyé sur place, et lorsqu'il fit brusquement volte-face, Caitlin ne put s'empêcher de fermer les yeux, les paupières brûlantes de larmes de frustration et d'un sentiment dont elle n'arrivait pas à déterminer la nature. Car pendant une fraction de secondes, elle avait souhaité de tout son être que ce moment ne s'arrêtât jamais ; au diable sa famille, sa vie, Samuel, et même Thomas ! Le monde aurait pu s'écrouler qu'elle serait restée plantée là devant lui, les mains croisées dans le dos comme une enfant soumise et prise en faute, bravant du regard cet homme dont décidément, le souvenir ne la laisserait pas en paix, elle en était à présent certaine.

La musique des carillons l'irrita terriblement alors que d'ordinaire, elle trouvait cela vraiment apaisant. Elle eut un instant l'envie de l'arracher et de l'enterrer dans un carton d'où il ne ressortirait plus, rappel constant de cette fuite soudaine et inopinée qui la froissait autant qu'elle la soulageait d'un fardeau qui était peut-être aussi lourd qu'agréable. Mais ses jambes, qui lui semblaient être de coton, se dérobèrent sous elle et Caitlin se laissa tomber sur son tabouret en bambou, au contact froid et lisse. Ce n'est qu'en entendant le bruit de la moto qui démarrait et qui s'éloignait à toute allure qu'elle ouvrit enfin les yeux, et s'aperçut avec consternation que le carnet de chèques du déserteur trônait royalement sur le comptoir. Avec un petit soupir las, la jeune femme se mit à le fixer avec détachement, tandis que les carillons se faisaient – encore ! - entendre.

Une petite grand-mère rabougrie et toute fripée comme une vieille pomme claudiqua jusqu'au comptoir, tandis que Caitlin songeait toujours, le regard fixé sur le carnet grand ouvert. La vieille femme jeta un coup d'oeil inquisiteur sur l'objet qui semblait tant occuper les esprits de la jeune femme, qui s'empressa de dérober le carnet de chèques où figurait très lisiblement « Matthew Campbell » aux yeux curieux.


« Mrs Galloway ! Pardonnez-moi de ce petit instant d'égarement ; puis-je vous aider ?... »

Voilà qui était habilement rattrapé, néanmoins remettre ce fichu carnet de chèques à son cher propriétaire n'allait pas être très facile à faire. En mains propres ? Où ? Comment le contacter, d'abord ? C'allait être un véritable casse-tête, mais le tempérament imaginatif de Caitlin ne tarda pas à lui fournir la réponse, pendant qu'elle présentait à cette petite fouine de Mrs Galloway des recueils de recettes écossaises. Oh oui, ce cher Matthew Campbell risquait d'être surpris...


{Alors voilà, par les pouvoirs qui me sont conférés ( lol! ), je clos ce sujet. Je t'enverrai un mp lorsque tu seras revenue, pour décider du lieu du prochain sujet, j'ai d'ailleurs ma petite idée Wink }
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En territoire ennemi...(?!?)
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